La psychanalyse ?

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La psychanalyse, qu’est ce ?

En 1896, Freud utilise pour la première fois ce mot et le définit de trois façons: Comme un procédé d’investigation des processus psychiques c’est à dire accessibles uniquement par la psychanalyse; comme une méthode de traitement des troubles névrotiques (dont l’hystérie, la phobie et les troubles obsessionnels compulsifs).

Il la définit comme une série de conceptions psychologiques acquises par cette voie (le traitement) qui augmentent progressivement pour former une discipline scientifique nouvelle: la science du fonctionnement psychique.

La méthode qu’il emploie est l’association libre: le patient est invité à dire tout, à énoncer ses pensées comme elles lui viennent sans choix, sans crainte, sans jugement etc. La naissance de la psychanalyse est corrélée avec l’abandon de l’hypnose, considérée comme un procédé trop violent et incertain par Freud.

Celui ci commence par utiliser la méthode d’association dirigée: il fournit un thème à ses patientes à partir de quoi il recherche un évènement traumatique à caractère sexuel à l’origine de la névrose, tentant de conduire le patient à la découverte de cet événement.

Il conclut que la force qui s’oppose au retour de la représentation pathogène est la même qui a présidé à la formation du symptôme. C’est à partir de là qu’il instaure la série insistance, résistance, défense. C’est tout ce qui dans l’action et les paroles de l’analysé (sujet) s’oppose à l’accès de son inconscient.

Par la suite, Freud invente l’association libre, suite à la requête d’une parole (ne m’interrompez pas, laissez moi parler…) et il parle alors de cure par la parole.

De cette méthode il démontre que les symptômes ont un sens et que le sujet sait tout sans le savoir, toute la technique psychanalytique permet au sujet de retrouver le sens de ses symptômes. Cette technique tient compte de la singularité du cas par excellence, et insiste sur l’irréductibilité du sens du symptôme. Freud tente d’élaborer une psychopathologie du quotidien d’où il tire sa théorie de l’inconscient universelle (oublis des noms, actes manqués, rêve etc.)

Dans la théorie psychanalytique, l’inconscient est un maillage d’idées, de perceptions, de pensées, représentations, et émotions constituant le psychisme. Il ne s’agit pas simplement de l’opposition à la notion de conscience mais d’une structure réactive et dynamique c’est à dire quelle réagit, est dynamique et toujours en mouvement, jamais en sommeil.

Le psychisme est l’ensemble des phénomènes et processus psychiques relevant de l’esprit, de l’intelligence, de l’affectivité, qui peuvent apparaître à la surface (la conscience) car elles vont à l’encontre des mœurs (tout ce qui est lié aux interdits: tabous, lois, transgressions). Ces interdits sont en conflits avec le plaisir. L’inconscient est le propre de l’homme « normal » ou non. L’inconscient dénote tout ce qui n’est pas conscient pour un sujet, ce qui échappe à sa conscience spontanée et réfléchie. On n’est pas conscient de notre inconscient. Par exemple, une formation de l’inconscient est le rêve: leur interprétation est considérée comme la voie royale qui conduit à la connaissance de l’inconscient.

La psychanalyse à travers l’exemple du rêve

Le rêve a une fonction essentielle y compris dans le traitement de ses patientes. Elles vont nécessairement lui raconter leurs rêves. Le rêve se présente comme un bon moyen d’accéder à la connaissance des pensées inconscientes du patient, et comme un moyen également de parvenir à la connaissance théorique des mécanismes de l’inconscient. Le rêve est comme un rébus qu’il faut déchiffrer, selon des lois (la logique du sujet). Le rêve a plusieurs fonctions. Il renvoie à la fonction de gardien de sommeil, car il est la manifestation de la vie psychique durant le sommeil c’est à dire qu’il est une réaction à quelque chose qui vient troubler le sommeil: il vise à écarter les excitations psychiques afin de permettre au rêveur de continuer à dormir. l s’agit là de son rôle défensif, mais il a aussi une fonction de satisfaction du désir sous forme hallucinatoire: le rêve n’est pas absurde, c’est un phénomène psychologique qui vise à l’accomplissement d’un désir, issu de l’inconscient (désir à n pas confondre avec besoin): le désir est une tension issue d’un sentiment de manque.

On désire ce dont on manque: le besoin va viser un objet spécifique et les moyens mis en oeuvre pour satisfaire le besoin (de même que la mise en acte du désir chez les patients sous forme de symptôme). Le rêve n’est jamais la simple mémoire des évènements récents (du jour, du moi dernier, de l’année) mais une construction psychique issue d’une lutte entre les éléments refoulés et la conscience du sujet.

Le rêve est l’expression d’un désir refoulé auquel le sujet n’a pas accès et qui touche à la question du sexuel. Le rêve a donc aussi une fonction de formation substitutive, il a un sens caché possible à mettre en évidence. On distingue dans le rêve deux types de contenue: le contenu manifeste (le récit, l’énoncé du rêve) et le contenu latent qui renvoie à l’ensemble de significations mis en évidence par l’analyse.

Le contenu latent renvoie à un désir alors que le contenu manifeste est le résultat, produit du travail du rêve. Si le rêve est l’expression d’un désir refoulé, le matériel utilisé et donnant du contenu au rêve touche des souvenirs récents d’une part, auquel il mêle des souvenirs anciens, liés à l’enfance. La combinaison entre ces deux types de souvenirs résulte d’une chaîne d’associations entre ces souvenirs. Le désir inconscient demeure toujours actif chez le sujet et va chercher en permanence à se réaliser. Il va prendre toute sorte de vêtures dont celle du rêve en venant s’attacher au moindre évènement de la réalité.